Psousennès (ou Psouménès) | Histophile

Psousennès (ou Psouménès)

Psousennès Ier et Psousennès II sont deux pharaons de la XXIᵉ dynastie égyptienne, chacun ayant marqué l’histoire de manière distincte.

Psousennès Ier : Le Pharaon d’Argent

Psousennès Ier, également connu sous le nom de Pasebakhâenniout Ier, a régné de 1039 à 991 avant notre ère. Il est surtout célèbre pour sa tombe découverte intacte en 1940 par l’égyptologue Pierre Montet dans la nécropole royale de Tanis. Cette sépulture rivalise avec celle de Toutankhamon en termes de richesse, bien qu’elle soit moins connue. Elle contenait un sarcophage en argent massif, rareté exceptionnelle dans l’Égypte antique, ainsi que des bijoux somptueux en or et lapis-lazuli. Ces trésors témoignent de l’opulence et du raffinement de son époque, malgré une période marquée par des troubles politiques.

Durant son règne, Psousennès Ier entreprit des travaux importants, notamment la construction et la restauration du temple d’Amon à Tanis, qu’il transforma en capitale du nord de l’Égypte. Il utilisa des matériaux récupérés à Pi-Ramsès, l’ancienne capitale édifiée par Ramsès II. Sa tombe, bien que située dans un environnement humide qui a détérioré les matériaux organiques, reste une découverte majeure exposée au Musée du Caire.

Psousennès II : Le Dernier Roi de la XXIᵉ Dynastie

Psousennès II, ou Pasebakhaienniout II, a régné approximativement entre 957 et 943 avant notre ère. Il est le dernier pharaon de la XXIᵉ dynastie et son règne marque une période de transition vers la XXIIᵉ dynastie. Ce souverain est moins documenté que Psousennès Ier, mais il semble avoir été lié à la puissante famille libyenne des chefs des Mâ. Sa fille Maâtkarê épousa Osorkon Ier, futur roi de la XXIIᵉ dynastie, consolidant ainsi le passage du pouvoir.

Sous son règne, des activités importantes furent menées pour protéger les tombes thébaines contre les pillages. Psousennès II est également associé à des inscriptions votives retrouvées à Abydos et dans le temple funéraire de Séthi Ier. Cependant, son règne reste entouré d’incertitudes quant à sa durée exacte et aux détails de ses réalisations.

Héritage

Psousennès Ier est reconnu pour sa richesse funéraire et ses contributions architecturales, tandis que Psousennès II incarne la fin d’une dynastie et le début d’une nouvelle ère sous influence libyenne. Ensemble, ils illustrent deux facettes distinctes mais complémentaires de l’histoire complexe de la Troisième Période intermédiaire en Égypte.